présentation de l'association

 

Comme dans toutes les associations, ce sont des hommes et des femmes qui l’animent, qui la font progresser, par le temps et l’énergie qu’ils y consacrent. Aux cours de nombreuses discussions, ils font évoluer leurs réflexions et initient des actions.
Tous sont bénévoles et consacrent ce temps en plus de leurs obligations professionnelles et familiales, tous se dévouent pour faire avancer leurs convictions.

Mis en ligne le 16 janvier 2006

Le mot du Président

Chers Collègues,

Comme vous le savez, et l’actualité en est une parfaite illustration, il est toujours hasardeux de tenter d’expliquer et de justifier les conséquences d’actes commis par d’autres.

L’UNPACT n’échappe pas à la règle.

En raison d’initiatives prises ces deux dernières années par des éléments dont la présence et l’action au sein de l’Association restent discutables au regard de leur fonction administrative, l’UNPACT rencontre d’énormes difficultés. Surtout si l’on en apprécie les conséquences, particulièrement dévastatrices pour notre image de marque, et ceci depuis Septembre 2004.

Il est évident, comme l’a souligné le journaliste Bernard BATAIS dans le numéro de Septembre 2005 de la revue REPONSE PHOTO dans un article consacré aux différents syndicats de photographes, que l’UNPACT connaît des problèmes qui auraient déjà conduit plus d’une association à la disparition ou la dissolution, faute de crédibilité.

En effet, notre situation actuelle, bien que désastreuse, est loin d’être désespérée. Elle découle de facteurs sur lesquels, malheureusement, notre capacité de réactivité reste limitée, non pour des motifs liés à l’inaction des responsables de l’Union, mais exclusivement du fait de l’inertie d’institutions consacrées.

Les motifs qui conduisent un certain nombre de photographes institutionnels à fonder en 1989 une Union professionnelle restent plus que jamais d’actualité.

Nos collègues, 15 ans après la création de notre Association, attendent toujours la reconnaissance de notre spécificité professionnelle.

Restant les seuls salariés de la Fonction Publique victimes d’une discrimination qui les conduit à voir figurer sur leur fiche de paye un emploi qui ne correspond nullement à leur formation, ni à leur activité quotidienne de reporter photographe ou de technicien qualifié de l’Image.

L’appellation non contrôlée de chauffeur, gardien, jardinier, animateur sportif etc. dont ils sont affublés – ces activités ne comportant en rien un aspect péjoratif ou dégradant –, alors que nos collègues, sur le terrain, déploient une dimension artistique non discutable et une disponibilité de tous les instants, est vécue comme une véritable injure pour leur dignité et leur savoir-faire.


Exerçant une activité qui dans le privé implique considération et reconnaissance, tant en terme de valorisation personnelle que gratification pécuniaire, le moins que l’on ne puisse dire, que rares sont ceux de nos collègues qui bénéficient d’une certaine considération de la part de leur employeur.

Pratiquant une activité qu’ils ont eux-mêmes choisie, la moindre jérémiade leur est interdite.

La création relativement récente des Directions de Communication dans la Fonction Publique et leur inexpérience en matière de management de personnels, surtout dans la Territoriale, n’expliquent pas tout.

Il est évident qu’un bon photographe opérationnel tous terrains, comme c’est le cas pour la majorité de nos adhérents, non seulement doit se prévaloir d’une solide formation technique généralement sanctionnée par des diplômes d’Etat, mais aussi et surtout, d’une compétence et d’une expérience qui justifièrent son choix par son employeur, la concurrence restant rude.

N’est pas photographe professionnel qui veut.

L’on connaît l’exemple de photographes devenus responsables de Communication, tant dans l’administration centralisée que dans la Territoriale, pas l’inverse.

Ceci explique sans doute le malentendu persistant entre deux fonctions réputées complémentaires – pas de Communication sans bonne illustration – et le peu d’empressement de responsables hiérarchiques à favoriser la formation d’agents placés sous leur autorité, alors que le développement de la photographie numérique implique un bouleversement sans précédent de la profession.

Il est plus que paradoxal de constater que les Ministres successifs en charge de la Réforme de l’Etat ignorent souverainement dans les faits l’anomalie que constitue la non reconnaissance de notre spécificité professionnelle.

Ceci, en dépit d’engagements écrits et de réception de délégation par eux-mêmes, et dans leur Ministère.

La régionalisation impliquant le transfert de compétences et de personnels salariés de certains Ministères vers les Conseils Régionaux ou Généraux, en particuliers ceux relevant de la Culture et des DRACS, il appartiendra aux nouveaux responsables institutionnels de justifier de la poursuite d’une différence de traitement et de la persévérance d’une discrimination entre des individus exerçant un même métier – celui de photographe –, dont les uns seront issus de Ministères, et les autres de la Territoriale.

Pour l’UNPACT, bien entendu, il ne saurait être question de nivellement par le bas.

Gageons que, dans un proche avenir, les parlementaires européens entendront parler de notre Union professionnelle.

Le Président de l’UNPACT
Alain DAGORN