Pour la reconnaissance du métier de photographe territorial et la mise en œuvre de règles statutaires adaptées à cette profession en termes de recrutement et de carrièreMis en ligne le 25 juin 2008
1 - 1 Le développement de l’image dans le service
au public :
1 - 2 La reconnaissance de la spécificité de photographe de l’administration et des collectivités territoriales. Le métier de photographe est aussi bien sur exercé avec talent dans le secteur privé (journalisme, sociétés entreprises) et les officines locales auxquelles certaines collectivités ont fait le choix de conventionner leurs prestations photographiques. Sans mettre en cause la qualité du travail de l’opérateur privé, pour couvrir ponctuellement des événements locaux, la multiplication de la demande interne institutionnel de la collectivité et les spécificités des prestations, conduisent de plus en plus les élus à avoir recours à des solutions internes. Plusieurs raisons peuvent guider ce choix : La disponibilité. Si il est facile de demander à un photographe local plusieurs semaines à l’avance de venir couvrir un événement culturel ou sportif, il est impossible pour le privé de répondre dans des délais très courts et souvent dans l’immédiat aux demandes des élus, des services… ( photos pour un accident, visites, manifestations ou événements non programmés ou différés…). L’initiative interne. La photo, c’est le vécu, la réaction à une émotion, un évènement pour en informer les décideurs et le public. Le photographe territorial intégré à la collectivité, aux services, aux modes de fonctionnement administratif, est le mieux placé pour réagir aux évènements, parfois les anticiper et les accompagner au niveau des images. Les contraintes du numérique. Si le numérique comporte des avantages (traitement, possibilité de multiplier les clichés), un suivi technique scrupuleux en termes de classement, de conservation, d’archivage, de distribution et de suivi des images photographiques, s’impose. Le technicien territorial « conservateur du patrimoine photo » de la collectivité est mieux placé pour réaliser cette mission qu’une agence photographique externe ne saurait garantir et qui engagerait des contrats de très longue durée auxquels les élus pourraient difficilement souscrire. Le soutien pédagogique que le photographe professionnel territorial peut apporter aux jeunes et aux amateurs dans la cité. A la demande des élus ou de leur propre initiative avec l’accord de la hiérarchie, une majorité de photographes, participent au développement de la photographie dans la cité. Nombreux sont ceux qui animent des formations ou assurent une assistance technique dans les photothèques relevant des associations et également dans les lycées et collèges qui ont créé un club photo. Cette mission complémentaire de service public, dans le domaine de la photographie qui passionne beaucoup de jeunes et aussi d’adultes et retraités, est d’une grande utilité et nécessiterait des investissements financiers plus importants, si elle était prise en charge par l’officine privée. 1 - 3 Recrutement, affectation, carrière du photographe et de la FPT. Le métier de photographe est désormais reconnu dans la nomenclature des métiers élaborée par l’observatoire du CNFPT et validé par le conseil supérieur de la FPT. De la même façon, les Fonctions publiques de l’ETAT et Hospitalière ont reconnu et établi une fiche de poste pour cet emploi. Les 3 Fonctions publiques s’accordent à placer en catégorie B le photographe professionnel, compte tenu de ses missions, des connaissances exigées et des responsabilités engagées, lorsqu’il exerce cette activité à titre principal. La situation actuelle dans la FPT S’ils peuvent donc en théorie et sans objection du contrôle de légalité être titulaires en qualité de cadre B sur des postes de techniciens supérieurs, très rares sont ceux qui ont pu passer le concours de technicien territorial qui est leur cadre d’emplois de référence, tant les épreuves spécialisés de ce concours (voirie, bâtiment, architecture, espaces verts…) sont éloignées de leur connaissance de leur savoir faire et des missions qu’ils sont appelés à exercer. (il convient de noter que la référence à l’emploi de technicien territorial a été confirmée par l’intégration des photographes de l’ETAT titulaires dans ce cadre d’emploi à l’occasion de la dernière loi de décentralisation et la mise à disposition des conseils généraux et régionaux des personnels TOS, DDE et culturels). Faute de règles de recrutement adaptées à leur spécificité pour l’essentiel (75 %) les photographes professionnels permanents sont des agents titulaires positionnés sur des emplois de catégorie C, agent administratif, agent technique… peu occupent des emplois de catégorie B et encore moins de catégorie A. Les 25 % restant sont tributaires d’un statut précaire de « contractuel » notamment dans les conseils généraux et régionaux avec le plus souvent une rémunération correspondant à la catégorie B. Bien entendu qu’ils soient titulaires ou contractuels, les perspectives de carrière et de promotion sont réduites, voire inexistantes. Faute de cadre statutaire clairement défini, les conditions d’exercice du métier se révèlent des plus disparates entre les collectivités ce qui réduit les perspectives de mobilité. Elles ont toutes en commun une insuffisante prise en compte des spécificités du métier : Les sujétions spéciales (voire les astreintes) pour couvrir des inaugurations tardives, des manifestations durant le week-end… ne sont pas systématiquement compensées en heures supplémentaires. La dotation en matériel n’est pas toujours à la hauteur des exigences professionnelles (quand le photographe n’est pas invité à fournir ou compléter sa dotation par du matériel personnel…) Très peu de photographes ont accès à la formation professionnelle alors que dans le domaine du numérique (matériels, logiciels, traitement informatique, diffusion et archivage des images…) l’évolution est actuellement permanente. 2 Les propositions de l’UNPACT pour le statut des photographes territoriaux professionnels. L’UNPACT sollicite le gouvernement et le conseil supérieur de la FPT pour la reconnaissance du métier de photographe territorial et la publication d’un décret fixant pour cette catégorie d’agents des règles statutaires et de carrière identiques sur tout le territoire, pour toutes les collectivités, comme cela existe désormais pour tous les métiers territoriaux. Elle propose pour les photographes territoriaux la reconnaissance professionnelle exprimée dans la fiche emploi métier dressée par le CNFPT (observatoire de la FPT) (voir annexe 1) :
3 Les propositions de l’UNPACT pour la Formation des photographes territoriaux professionnels. Comme le CNFPT reconnaît, à travers la fiche emploi de son observatoire, le métier de photographe territorial, celui-ci doit désormais prendre en compte, ce qui n’est pas malheureusement le cas aujourd’hui, les agents de cette profession au titre des formations qu’il dispense dans ses écoles ou ses délégations. L’UNPACT, propose au CNFPT, compte tenu des carences constatées et compte tenu des besoins liés à l’évolution permanente des équipements et des technologies dans le domaine de la photographie et du traitement de l’image :
L’UNPACT tient également à confirmer en conclusion, que de nombreux élus qui ont été sollicités (Présidents de conseils généraux, régionaux, maires, parlementaires) partagent les mêmes analyses et soutiennent les propositions présentées en vue de la reconnaissance du métier de photographe territorial et pour donner aux intéressés de nouvelles motivations avec des perspectives de carrière adaptées aux enjeux de ce secteur en pleine évolution. Les organisations syndicales de la FPT, vont être également sollicitées pour appuyer ces revendications et la mise en œuvre de mesures adaptées et plus que jamais très urgente. Pour l’UNPACT
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